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CINQ faits du Rallye de Monte-Carlo que vous ignorez peut-être

Le tour le plus célèbre de la Championnat du monde des rallyes est en cours ce week-end, et si le record de sept victoires pour Sébastiens Loeb et Ogier, le nombre impressionnant de 13 victoires pour Lancia, et le rythme relatif des nouveaux champions Toyota contre son plus proche rival Hyundai sont autant de sujets de discussion importants ce week-end, qu’en est-il des faits et chiffres moins connus ? Par exemple…

1) En 2019, Sébastien Ogier a établi deux records d’épreuves avec la plus petite marge de victoire de l’histoire…

Le Rallye Monte-Carlo 2019 s’est révélé être un événement phare pour les historiens du Championnat du monde des rallyes. Pour commencer, le sextuple champion Sébastien Ogier, avec son copilote Julien Ingrassia, a défendu son titre, et sa première saison complète avec Citroën en huit ans, a pris le meilleur départ possible avec sa sixième victoire consécutive dans une épreuve (un nouveau record) et sa septième au total. Ce résultat place le Français à égalité avec son compatriote Sébastien Loeb, neuf fois champion.

Et Ogier a accompli tout cela avec la marge de victoire la plus étroite du Rallye Monte-Carlo à ce jour.

Son temps final de 3h 21m 15,9s n’était que de 2,2 secondes plus rapide que celui de Thierry Neuville de Hyundai, un mince avantage de la longueur d’un éternuement légèrement exagéré. Il est également inférieur aux 15 secondes qui séparaient Didier Auriol, vainqueur en 1993, de 2nd a placé François Delecour.

Compte tenu de cette impressionnante série, il était presque facile d’oublier que la victoire était le 100th pour le Citroën World Rally Team depuis ses débuts en 1998 (Citroën Competition a également participé à des manches sélectionnées de la saison 1986 mais n’a obtenu qu’un score de 6th place arrivée en Suède). Une performance remarquable qui place la marque française au sommet des constructeurs les plus performants de la série, avec 102 victoires, dont neuf devant Ford et 29 devant Lancia.

Au fait, si vous êtes curieux de savoir qui a remporté la première victoire, c’est le huit fois champion d’Espagne des rallyes, Jesús Puras, au Tour de Corse 2001.

*Images avec l’aimable autorisation de Citroën

2) …et Jari-Matti Latvala est devenu le pilote le plus expérimenté de l’histoire du WRC.

Si on vous demande si vous vous attendez à être le pilote le plus expérimenté de l’histoire officielle du WRC, votre esprit pourrait raisonnablement s’égarer vers des noms comme Carlos Sainz, Sébastien Loeb et même Petter Solberg, compte tenu de leur longue carrière dans le Championnat du monde des rallyes.

Et vous auriez tort, car c’est en fait le Finlandais Jari-Matti Latvala qui a égalé le record du plus grand nombre de départs en WRC au Rallye de Monte Carlo l’année dernière et qui détient maintenant un record de 202 départs sans opposition à l’approche de 2020.

Sur son Toyota Latvala a fait match nul avec le double champion du monde et le triple champion Rallye Dakar Carlos Sainz, vainqueur du concours, a enregistré son 196th Début de la CMR. Le légendaire Espagnol a pris son premier départ en WRC lors du Rallye du Portugal en 1987 au volant d’une Ford Sierra RS Cosworth avant de signer avec Toyota Team Europe pour 1989. Un an plus tard, il était champion du monde. En 2004, Sainz, désormais chez Citroën, a terminé sa dernière saison à plein temps avant de mettre un terme à sa carrière en WRC l’année suivante avec deux sorties en Turquie et sur l’Acropole.

Latvala a fait ses débuts en WRC dans un Mitsubishi La Lancer Evo au Rallye de Grande-Bretagne en 2002, bien que le Finlandais n’ait pas commencé sa première saison à plein temps avant de s’allier avec M-Sport Ford en 2007. Il est un pilier du WRC depuis lors et, après avoir égalé le record avec Sainz à Monte Carlo l’année dernière, Latvala a remis à zéro un tour plus tard en Suède, son record de 197th commencer. D’où il a malheureusement pris sa retraite.

*Images avec l’aimable autorisation de Red Bull, Ford, Volkswagen et Toyota

3) Un pilote britannique n’a pas gagné le Rallye de Monte-Carlo depuis plus d’un demi-siècle.

En 1968, la légende de la voiture de sport Vic Elford a prouvé qu’il était encore plus redoutable en remportant le Rallye de Monte Carlo – le premier pour la Porsche 911, d’ailleurs – devant son compagnon de route, Pauli Toivonen. Déjà champion d’Europe des rallyes dans le groupe 3, Elford a ensuite remporté le Daytona 24 heures sur 24 une semaine plus tard dans une Porsche 907 LH d’usine, arrivée à la deuxième placend aux 12 heures de Sebring, et consolider une année record avec des victoires sur la Targa Florio dans une Porsche 907 et aux Nürburgring 1000 km dans une Porsche 908. Il a même fait son Formule 1 début au Grand Prix de France de 68, avec un étonnant 4th sur ses débuts dans la Cooper T86B derrière seulement Jacky IckxJohn Surtees et (Monsieur) Jackie Stewart.

Bien qu’il ne le sache pas à l’époque, la victoire d’Elford a indirectement donné le coup d’envoi d’une période stérile pour le Rallye de Monte-Carlo pour la Grande-Bretagne, qui n’a pas encore remporté d’autre épreuve depuis 52 ans.

En fait, depuis Elford, seuls trois pilotes britanniques – Colin McRae, Guy Wilks et Kris Meeke – ont terminé sur le podium à Monte Carlo, avec une place de second et quatre places de troisième.rd La place se termine collectivement. Et même alors, la Grande-Bretagne a dû attendre 1998 – 30 ans plus tard – pour remonter sur le podium de Monte Carlo.

Pour mettre cela en perspective, depuis 1968, la France a été représentée sur la première marche 25 fois par 11 conducteurs différents, la Finlande huit fois par cinq conducteurs différents, et l’Italie sept fois par trois conducteurs. Même l’Estonie est montée sur le podium à quatre reprises depuis 2004, Markko Märtin terminant à deux reprisesnd cette année-là, avant que le nouveau champion du WRC Ott Tänak ne termine à la troisième placerd, 2nd et 3rd de 2017 à 2019.

*Images avec l’aimable autorisation de Porsche

4) Sa lignée remonte à 1906.

Voici un petit extrait amusant. En 1909, avec l’approbation du Prince Albert Ier de Monaco, et sous la direction d’Alexandre Noghès, président de ce qui deviendra plus tard l’Automobile Club de Monaco, la planification du premier Rallye Monte Carlo commence sérieusement. Financé par la Société des Bains de Mer, ce rallye sur route devait encourager les passionnés d’automobiles – lisez « noblesse » – à converger vers Monte-Carlo depuis les quatre coins de l’Europe dans un esprit de compétition. Que chaque participant parcoure des milliers de kilomètres à partir des cinq points de départ à Paris, Bruxelles, Genève, Vienne et Berlin avec des logos « Monte Carlo » sur la carrosserie, promouvant ainsi la principauté sur l’Automobile Club de Nice et la Côte d’Azur voisins, n’était ni ici ni là…

Arrivé à Monte-Carlo le 28 janvier 1911, après avoir quitté Paris une semaine plus tôt à bord de son Turcat-Méry de 25 ch, Henri Rougier a finalement été déclaré « vainqueur » d’une décision arbitraire du jury, à la grande consternation de l’Allemand Von Esmark, furieux que sa course de 1700 km à une vitesse moyenne de 30 km/h depuis Berlin ait apparemment été négligée. Pourtant, l’épreuve se poursuit en 1912, revient en 1924 puis en 1949 après la conclusion de deux guerres mondiales, et recevra plus tard le statut de Grand Tourisme européen en 1953 et la grandeur du Championnat d’Europe des Rallyes en 1961 avant que l’ère du Championnat du Monde des Rallyes ne commence en 1973.

Mais saviez-vous que la lignée de l’événement remonte sans doute au Britannique Charles Jarrott, qui a pris la formidable « route de Monte-Carlo » en avril 1906 ? Jarrott, l’un des plus éminents « gentlemen racers » du début du XXe siècle, s’est fixé l’ambitieux défi de conduire de l’Automobile Club de Piccadilly, à Londres, à Monte-Carlo en 48 heures seulement. Et ce, à une époque où l’automobile roulait moins vite que l’érosion.

Néanmoins, son ambition s’est concrétisée et Jarrott, avec des passagers et un navigateur français, a finalement piloté son Crossley de 40 ch sur 1 242 km à travers la France (si ce n’est plus, car Jarrott lui-même a admis que son groupe se perdait souvent) en seulement un peu plus de 37,5 heures. La nature humaine étant ce qu’elle est, ce record officieux fut rapidement dans la ligne de mire, et presque du jour au lendemain, l’honorable C. S. Rolls, un vétéran des rallyes Paris-Boulogne, Paris-Berlin et Paris-Vienne, affirma qu’il pouvait effectuer le trajet inverse de Monte Carlo à Londres plus rapidement dans sa Rolls-Royce plus puissante. Il l’a fait, bien que seulement 90 secondes plus vite que ce que Jarrott avait réussi ! Aucun des deux hommes n’a réalisé à l’époque qu’ils avaient indirectement mis en route un rallye qui se poursuit encore aujourd’hui.

*Images avec l’aimable autorisation du Rallye de Monte-Carlo et de Just Posters

5) Le podium n’a été verrouillé que sept fois depuis 1911.

Pensez-y une seconde. La Peugeot 205 T16. La FIAT 131 Abarth. La Toyota Celica. La Mitsubishi Lancer Evo. La Subaru Impreza. Tous les membres du World Rally Championship Hall of Famers, et pourtant aucun d’entre eux n’a verrouillé le podium.

En fait, depuis que le Mercedes 220 SE a établi cette référence particulière en 1960 (vous pouvez lire à ce sujet ICI), il n’a été imité que six fois.

La première a eu lieu juste un an plus tard, en 1961, lorsque Maurice Martin, Walter Löffler et Guy Jouanneaux ont terminé 1st, 2nd et 3rd avec le Panhard PL 17, bien qu’il faille encore 12 ans avant que Alpine, dans la première année de l’ère du WRC, ne répète l’exploit avec l’A110, Jean-Claude Andruet, Ove Andersson et Jean-Pierre Nicolas montant respectivement sur le podium.

Avance rapide jusqu’en 1984 et c’était AudiLa Quattro A2 a permis à Stig Blomqvist de remporter le championnat en terminant à la deuxième place.nd cette année-là, entre le vainqueur Walter Röhrl et 3rd-a remplacé Hannu Mikkola. Plus récemment, en 2015, le groupe mère Volkswagen a imité l’exploit avec la Polo R WRC lorsque Sébastien Ogier a terminé devant ses coéquipiers Jari-Matti Latvala et Andreas Mikkelsen en route vers son troisième titre WRC consécutif.

C’est intéressant, Lancia est le seul à l’avoir fait deux fois (évidemment, c’est Lancia). La première a eu lieu avec la Stratos HF en 1976, le premier champion du WRC Sandro Munari menant à la maison Björn Waldegård et Bernard Darniche pour sa troisième victoire consécutive à Monte Carlo. Treize ans plus tard, en 1989, Miki Biasion remporte sa première victoire de la saison devant Didier Auriol et Bruno Saby en route vers son deuxième titre consécutif en WRC dans le Delta Integrale.

Et oui, vous avez bien lu, Citroën n’a jamais réussi à verrouiller le podium à Monte-Carlo !

*Images avec l’aimable autorisation de Mercedes-Benz, Renault Communications, McKlein, Audi, Volkswagen et Veloce

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