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Cet Alfa Romeo bleu parfait de Montréal est l’escapade idéale pour un week-end

Photographie avec l’aimable autorisation de Auctionata

Mon Alfa Romeo GT Veloce 1967 sera Rosso Corsa, malgré les efforts de mes amis de la boîte de vitesses pour me convaincre de repeindre la voiture dans sa finition blanche d’origine. Je m’obstine à dire : « C’est ma première voiture italienne, elle a pour être rouge ! » On pourrait dire que je ne suis pas original, pas inspiré ou ennuyeux, mais j’adore les 105 coupés en rouge. Pourtant, cette logique serait complètement perdue si mon projet rouillé était une certaine Alfa V8 vintage, car si c’était le cas, elle serait bleue, comme cette Alfa Romeo Montréal de 1971.

Je n’ai pas encore atteint le Canada, mais pour une raison quelconque, quand j’entends « Montréal », je vois des images de la ville située au bord du fleuve Saint-Laurent, la métropole prise en sandwich entre le ciel bleu, la montagne verte et le front de mer. C’est peut-être, inconsciemment, la raison pour laquelle je pense que l’Alfa Romeo Montréal est la plus belle dans le bleu du Mans ?

Ce dont je suis certain, c’est que ces Bertone 2+2 sont beaux dans n’importe quelle couleur.

Lors de l’Expo 67 de 1967 à Montréal, au Canada, Alfa Romeo a dévoilé son nouveau concept de coupé, en exposant deux de ses véhicules à l’occasion de l’événement. Conçus par Marcello Gandini de Bertone, les prototypes 2+2 à moteur avant et à propulsion arrière étaient basés sur le châssis Alfa de la série 105 et étaient propulsés par des quatre cylindres de 1,6 litre dérivés de la Giulia Ti. Les voitures étaient exposées sans nom officiel, de sorte que les spectateurs ont commencé à appeler la nouvelle GT italienne « Giulia Ti ». La voiture de Montréal.

La production Montréal est arrivée trois ans plus tard, en faisant ses débuts au Salon de l’auto de Genève en 1970. Bien qu’elle soit esthétiquement similaire à la prototipoLa version de production s’est avérée encore meilleure que le concept, ce qui arrive rarement. Contrairement aux deux modèles phares de 1967, la route qui mène à Montréal est équipée d’un V8 de 2,6 litres et d’une boîte manuelle à cinq vitesses, hérités de la 33 Stradale. Avec 200 chevaux et une ligne rouge à 7 000 tr/min, le Montréal était bon pour un temps de 15 seconds quarts de mile, et ses bases de GTV en faisaient un véritable danseur de fond.

Alfa Romeo a construit le châssis à Arese, a expédié les ensembles roulants à Bertone à Caselle, puis finalement à Grugliasco pour le rembourrage et les dernières étapes de production. Ce processus de fabrication n’a pas permis de maintenir les coûts à un bas niveau, rendant la Montreal encore plus chère que les déjà établies Jaguar Type E et Porsche 911. Probablement en raison de la complexité de la production et du coût élevé de l’entrée, moins de 4 000 Montréal ont été construites.

Alfa a refusé de procéder à des tests d’émissions en Amérique du Nord, de sorte que la voiture de Montréal n’a jamais été officiellement vendue aux États-Unis ou au Canada – drôle, compte tenu de l’endroit où la voiture a fait ses débuts et a ensuite reçu son nom. C’est peut-être une bénédiction qu’Alfa n’ait pas amené la Montréal en Amérique du Nord – elle aurait probablement reçu ces pare-chocs de sécurité encombrants. Au fil des ans, un certain nombre de Montréal ont été importées via l’exemption pour les voitures classiques…ou d’autres moins légal moyens.

Cet exemple a été vendu à l’origine en Allemagne, où il réside actuellement, mais il est maintenant à Berlin en attente d’être vendu aux enchères. On pense que le moteur et la transmission sont d’origine, mais en raison du processus de fabrication, les numéros du groupe motopropulseur ne correspondent pas aux chiffres du châssis, ce qui rend difficile la distinction entre ce qui est d’origine et ce qui ne l’est pas. Quoi qu’il en soit, avec près de 94 000 kilomètres parcourus depuis sa fabrication, nous sommes heureux de voir qu’il a vécu une vie de conducteur.

Certains éléments de l’intérieur beige et lumineux présentent des signes mineurs d’utilisation, mais dans l’ensemble, l’état est bien meilleur que celui de la plupart des conducteurs. Sous le capot, le compartiment moteur semble bien rangé et les joints en caoutchouc semblent solides. Auctionata note que les zones de corrosion communes sont exemptes de pourriture et que l’équipement d’éclairage d’origine est en bon état.

Considérant ce que 33 Stradale échange de mains, ce Montréal semble être une aubaine pour le même opéra italien. Avec son allure exotique, son exclusivité sur le marché étranger et ses belles couleurs, nous disons qu’il est temps que quelqu’un emmène cette Bertone GT en voyage à Montréal.

Histoire
– Vendue neuve en Allemagne
– L’un des 3 917 produits estimés
– Dessin de Bertone

Spécifications
~200 chevaux, V8 SPICA de 2 litres à injection de carburant et à carter sec à 90 degrés, transmission manuelle ZF à cinq vitesses, suspension avant à double ressort hélicoïdal à triangle et amortisseur, suspension arrière à essieu moteur avec différentiel à glissement limité, et freins à disque aux quatre roues. Empattement : 92,5 pouces.

Informations sur les véhicules
N° de châssis : AR1425131
N° du moteur : 15426378

Évaluation
Maison de vente aux enchères : Auctionata
Prix de départ : 40 000,00 € (57 000 $US)
Prix réalisé : Vente aux enchères le 22 avril

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